La libération de Champagney

 

La libération de Champagney marque certainement l'une des plus belles pages de l'histoire des armées françaises et alliées en fin 1944, mais aussi une des plus sombres qu'ont subies les habitants de ce bourg entre fin septembre et le 20 novembre 1944.

Dés le 20 septembre, l'avance des troupes franco-américaines donnaient un immense espoir. Mais plusieurs évenements ont contrecarré et retardé l'avancement des troupes.

En ce début d'automne, les armées du Nord et du Sud avaient éffectué les jonctions à quelques centaines de kilomètres de notre région. La première DFL est dirigée vers Baume-les-Dames pour y relever la 45ème division américaine d'infanterie. En même temps une crise des transports dûe au manque d'essence apparait et les munitions s'épuisent. Du côté allemand l'organisation TODT avait réussi à barrer la trouée de Belfort avec une double défense de fortifications de campagne.  Tous ces paramètres négatifs ont freiné considérablement l'avance des toupes.

C'est ainsi qu'après la libération d'Eboulet et de Ronchamp entre le 2 et le 4 octobre, les troupes s'arrêtent à l'ouest au hameau de la Houillère à la Chevestraye et vers le sud-est elles ne dépassent pas la cité des époisses, Clairegoutte et Frédéric-Fontaine.

Les troupes stagnent et c'est là que le supplice des habitants de notre commune est enclenché. Pendant 55 jours ils subiront de nombreux bombardements de jour et de nuit, faisant près de 80 morts et de nombreux blessés. Tous resteront chez eux terrés dans des abris de fortune.

Le 19 novembre 1944 la première DFL ce met en marche. Le BM 24 venant du Rhien passant par le Bermont arrivent aux premières maisons vers 11 heures. Les fantassins du BIMP se heurtent à une forte résistance au nord de la verrerie et seront retardés. Les engins blindés du BM 21 s'avancent par la Houillère, le Chevanel et par la CD 4. Le pont sur le Rahin qui a cédé la veille va les retarder. La traversée du bourg se fait sans résistance jusqu'à la gare ou un nid de tirailleurs cloue tout le monde sur place. Une patrouilles les contourne par la Rougevie mais on perd le contact, le lieutenant Roberston part à sa recherche. Le lieutenant est tué, la nuit tombe l'attaque s'arrête. Le lendemain l'escadron Barberon, un peloton de chars-destroyers, 2 sections portées du BM 24 et du 11ème cuir ouvrent le passage au général BROSSET et au colonel RAYNAL. Le général meurt noyé après un accident de jeep.

Ce triste épilogue conclut cette merveilleuse action des troupes de libération.

 
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