Les personnages célèbres

Général Diego Brosset 

                      

           

        Né à Buenos Aires en 1898 - mort à Champagney en 1944

       Engagé volontaire en 1916, il obtient quatre citations lors du premier conflit mondial.

       Sa carrière se poursuivra en Afrique - au Soudan, dans le sud-algérien, en Mauritanie, au Maroc - où il sera officier méhariste. Fin lettré, curieux des civilisations qu'il côtoie, il écrira un roman sur ce monde : "Sahara". Là-bas, il sera géographe et ethnologue, apprendra l'arabe et d'autres langues africaines. En outre, il parlait l'espagnol et l'anglais.              

                     Le général Brosset a beaucoup écrit, homme de tolérance et de grande culture, il s'intéressa encore à la philosophie. Mais c'était aussi un athlète, un sportif à l'endurance impressionnante et un excellent nageur.

            En 1940, il est en poste à la Mission militaire française à Bogota. Le 24 juin il rallie tout naturellement le général de Gaulle et c'est en riant qu'il accueille sa condamnation à mort par contumace. Chef d'état-major du général de Gaulle, il vivra toute l'épopée de la France Libre.

            Devenu chef de la 1ère D.F.L., il conduira cette unité avec fougue et panache de la Sicile au débarquement en Provence en passant par l'Italie.

            Le général Brosset était partout, toujours en mouvement, toujours en première ligne à la joie de ses hommes et au grand étonnement des populations libérées.

            Le 19 novembre 1944, Champagney vient d'être libéré. Le Général trouvera la mort le lendemain, dans le tournant de Passavant, au volant de sa jeep basculant dans le Rahin en crue.

 

 Jacques-Antoine Priqueler (1753/1802)

 L’initiateur de l’article 29 du cahier de doléances de Champagney est né le 6 mars 1753 à Champagney. Il est le fils posthume de Jean-Baptiste Priqueler (1696/1752), lieutenant de cavalerie au régiment de Rosen-Allemand, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, et de Marie-Thérèse Gobel (1730/1822) , fille du procureur fiscal de Thann et sœur de l’évêque Gobel, coadjuteur de l’évêque de Bâle et futur évêque de Paris.                                                               

  
(1795/1800) 
     
Portrait d'un garde du corps (BNF)

Grâce à ses relations familiales (en particulier son oncle Gobel),il entre en 1771 dans les gardes du corps du roi. 
Il est licencié le 12 septembre  1791.

Entré  dans la gendarmerie nationale en 1793,il est en poste à Delémont puis à Porrentruy,villes situées dans l’éphémèredépartement du Mont-Terrible.

En 1800,  il est muté à Vesoul où il meurt le 15 février 1802.

 Sources :
Simonin  René : le problème noir au XVIIIème siècle vu par des paysans comtois.
Suratteau Jean-René : le département du Mont-Terrible sous le régime du  directoire (1795/1800)
Recherches menées aux archives de la Haute-Saône, du Haut-Rhin, du SHAT par Elodie Lambert.

 

 René Simonin (1911/1980)


René SIMONIN en 1975

Le fondateur de la maison de la Négritude, René Simonin est né le 28 novembre 1911 à Champagney.

Juriste de formation, il devient publiciste et journaliste à Paris. Pour autant il n’oublie pas son village natal dont il fut conseiller municipal de 1971 à 1977.  Il l’évoque aussi bien dans son œuvre poétique  que dans ses écrits historiques. Il meurt le  11 septembre 1980.

Léopold Sédar Senghor (1906/2001)

Léopold Sédar Senghor accorde dès 1971 son patronage à la Maison de la Négritude considérant « que les hommes et les femmes de Champagney ont eu le constant souci de la dignité des hommes en général et des noirs en particulier. »

     

Léopold Senghor lors de l'accueil des représentants de la Maison de la Négritude en son domicile parisien (1987)

Né le 16 octobre  1906 à Joal (Sénégal), Senghor est un élève remarquable.
Après le baccalauréat obtenu à Dakar, Senghor obtient une bourse pour poursuivre des études supérieures en France. Il arrive à Paris en 1928. Pendant ses années de khâgne au Lycée Louis Le Grand, Léopold Senghor est confronté à la ségrégation.

Il se lie toutefois d’amitié avec Aimé Césaire avec qui il défendra la Négritude et avec Georges Pompidou. Ses études sont brillantes : licencié de lettres classiques, premier agrégé de grammaire en 1935 d’origine africaine. Professeur de lettres classiques, il débute sa carrière à Tour.

Enrôlé en 1939 comme officier dans la 59ème division d’infanterie coloniale, Léopold Senghor est fait prisonnier. De juin1940 à février 1942, il connaît les humiliations et les rigueurs de la captivité dans différents stalags.

Après la guerre, Senghor devient professeur de langues et de civilisations négro-africaines à l’école nationale de la France d’Outre-Mer. A ce poste qu’il occupera jusqu’en 1960, il contribue à la formation des cadres administratifs et juridiques pour les colonies d’Outre-Mer.
Parallèlement, il entame une carrière politique qui le conduira à la présidence du Sénégal en 1960.

Régulièrement réélu, il démissionne en 1980. Il meurt le 20 décembre 2001.

 Maurice Ehlinger 

  

 

Maurice Ehlinger est né le 25 septembre 1896 à Champagney. Il passe son enfance à Moyenmoutier et à Saint-Dié des Vosges. Il commence sa carrière d’artiste après son entrée à l’école des Beaux Arts de Nancy. Ensuite il poursuit ses études aux Beaux Arts de Paris. En 1923, il expose pour la première fois ses peintures. Il obtient deux médailles. En 1929, il est nommé professeur de dessin de la ville de Paris, il dispose d’un atelier boulevard Montparnasse et d’un autre à Andelnans.
Après sa mort le 26 août 1981, il laisse derrière lui de nombreuses œuvres conservées dans des musées du grand est de la France. (Troyes, Saint-Dié, Nancy, Belfort, Gray, Héricourt, Luxeuil). 

 Marius Mozer

  

  

 

Après sa scolarité en 1910, il commence à faire des études en médecine à Paris. Elève de Babinski (médecin qui a décrit plusieurs signes d’affections neurologiques), Marius MOZER intègre l’hôpital maritime de Berck (Pas-de-Calais) en 1914.
C’est à ce moment qu’il commence à œuvrer dans la recherche sur  les tuberculoses osseuses et vertébrales. Son frère Gérard, spécialisé en bactériologie vient le seconder en 1925. Malgré son soutien, un accident  eut lieu au laboratoire. Contaminé, Gérard MOZER meurt  dans la souffrance et son frère, par culpabilité, portera le deuil jusqu’à la fin de sa vie.

Marius MOZER meurt en 1938.

            Gérard Mozer

Après quelques années d’hésitations pendant ses études en polytechnique, il choisit  le même parcours que son frère  Marius et l’effectuera avec brio.
Il se spécialise en stomatologie et s’installe dans son cabinet à Reims en 1917.

De 1927 à 1932, il seconde son frère dans ses recherches et ses expériences. Un accident se produit en 1930. Il est contaminé et meurt le 17 mai 1933.

Les frères Mozer sont restés toute leur vie unis par leurs profonds sentiments fraternels, leur vie familiale et leur activité scientifique.

 

Xavier Vendrely

Né le 11 février 1837, Xavier Vendrely effectue ses études en pharmacie à Strasbourg puis à la faculté de Besançon. En 1897, il collabore à la « Flora Sequaniae Exciccata » à laquelle il apporte ses travaux en tant que botaniste et pharmacien.
Ses nombreuses analyses constituant un important inventaire de la flore poussent Xavier Vendrely à dresser une synthèse universelle : « Classification Vendrely »
Au fil du temps, il perpétue son travail et sa passion pour ses plantes. Il est un homme de science  reconnu par son village et admiré par ses confrères.
Il meurt le 28 janvier 1908.

Il fut le premier pharmacien de Champagney.

     

 

 
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